Une vie d'enfant

April 1, 2018

Ça fait maintenant six mois que l’on a quitté la maison et que l’on vit à temps plein sur notre bateau. Six mois qui ont passé extrêmement vite, mais c’est suffisant pour que la vie dans notre maison nous semble bien loin. Aux yeux de certains on aime la misère. Pourtant, on s’est rapidement habitué à la vie sur le bateau et on ne s’ennuie que de quelques petits avantages de la maison (dont les amis des enfants).

Pendant nos six derniers mois, nous avons vu nos enfants grandir à une vitesse folle. Est-ce qu’on l’a simplement plus réalisé que dans notre quotidien québécois ? Est-ce qu’ils grandissent vraiment plus vite en ce moment ? Chose certaine, ils gagnent beaucoup en maturité et en autonomie depuis notre départ. Bien sûr, cet apprentissage accéléré ne s’est pas fait sans déstabilisation, mais leur zone d’insécurité d’aujourd’hui n’est plus comparable à avant. Et que dire de la valeur des rencontres qu’on a fait depuis notre départ… une image vaut mile mots.

 

Il y a deux jours, nous avons fêté les douze ans d’Éloi et il devient tranquillement un petit adulte. À notre retour c’est l’école secondaire qui l’attend. En attendant, il devient mon amiral sur le bateau, un chasseur de langoustes et il s’assoit souvent avec les adultes pour prendre part aux conversations. Est-ce qu’il aurait grandit à la maison ? Bien sûr que oui. N’empêche que le bateau va l’avoir marqué, on en est convaincu.

 

Pendant ce temps, Laurent et Anamé profitent de chaque instant passé avec leurs amis à jouer avec des bouts de bois, se faire des cabanes avec n’importe quoi, s’inventer des histoires d’hommes des cavernes, regarder les poissons sous l’eau, etc. J’ai vraiment l’impression qu’ils réalisent ce qu’ils sont en train de faire cette année.

 

Depuis quelques semaines nous avons amorcé notre lente remontée vers les latitudes québécoises. On en profite pour repasser aux endroits qui nous avaient plu pendant notre descente. En ce moment, nous sommes dans l’Est des Abacos, entre Hope Town et Green Turtle Cay. Nous avions entamé seul notre remontée, mais en prenant la mer près de Spanish Wells nous avons eu la surprise de voir le voiler Meredith II sur notre babord. Complètement imprévue, cette joyeuse rencontre nous a mené à voyager en duo depuis notre arrivée aux Abacos. Bientôt, nos routes vont finir par se séparer définitivement et on va faire seul notre traversée vers la côte Est américaine. On en est tout très conscient et on profite de chaque instant avec les amis. Si ce voyage ne nous apprenait que d’apprécier la valeur de chaque moment ce serait déjà énorme…

 

 

 

 

 

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